M. Gourdol (Collectif de Septèmes 13240)

Feu sur le quartier général ! Refusons l’attentisme !

Trois textes récents en provenance de C Debons (questions pour débattre de la suite), Y Salesse (continuons ensemble) et un " collectif d'organisation de la réunion des 20-21 " (introduction au débat des 20-21 janvier), pour intéressants qu’ils soient nous induisent dans une logique d’attentisme suicidaire :

" prenons le temps de discuter ", " occasion ratée pour 2007 ", " se saisir immédiatement de la question des législatives " et " rendez-vous à septembre pour commencer à s’organiser ",…

Autant jusqu’à maintenant, si l’on pouvait comprendre la nécessité des compromis pour conserver toutes les chances du consensus et donc d’une possible dynamique, autant la résignation à ne rien faire dans l’immédiat, à ne rien proposer pour les présidentielles, est aujourd’hui inacceptable.

S’agit-il de donner la priorité aux législatives pour que quelques porte-parole et candidats à la candidatures puissent se faire élire en échange d’un soutien aux représentants des fossoyeurs de l’unité à la présidentielle ? Ca y ressemble en tous les cas !

Mais si nous disparaissons à la présidentielle, nous ne réapparaîtrons pas pour les législatives, il ne faut pas se leurrer ou leurrer les autres.

Sans candidat à la présidentielle, pas de campagne audible, sans présence à la présidentielle, nos forces se seront éparpillées, démoralisées et nous ne pourrons faire, au mieux, que de la représentation. Il ne restera à certains qu’à marchander quelques circonscriptions contre un soutien à la réélection des députés PC.

Ce n’est pas l’ambition que j’avais lue dans notre texte de référence sur la stratégie. Mais c’est ce vers quoi nous entraîne le défaitisme de plusieurs membres du Collectif national (et le silence des autres).

Certes, nous ne connaîtrons pas la dynamique escomptée initialement ; Est-il pour autant inutile de présenter un candidat ? Mesurer la représentativité de chacun ne serait d’aucun secours ? Ranger nos propositions, pour un temps, serait-il le meilleur service à rendre à ceux qui luttent et se confrontent au mur du libéralisme de droite et de gauche ? S’agit-il maintenant de se préparer pour les présidentielles de 2012 ?

La désertion de la LCR et la trahison du PCF ne sont-elles que des incidents de parcours ? Faut-il envisager l’avenir de notre démarche comme si rien ne s’était passé ? Les méthodes de manipulation des collectifs feront-elles partie de nos références implicites?

Sauf à rejoindre le fonctionnement idéologique de la LCR et du PCF, ne faut-il pas questionner notre stratégie à la lumière de notre expérience ?

Des ajustement sont inévitables aujourd’hui. La recherche de l’unité doit prendre en compte les données de la situation actuelle et l’expérience récente.

Les analyses et propositions de RM JENNAR, toujours aussi pertinentes, réalistes et pédagogiques, ainsi que l’immense écho rencontré par l’appel à J Bové aupres de tous ceux qui ne veulent pas se resigner, constituent une réelle alternative à l’attentisme que nous proposent des " responsables " qui semblent avoir pris goût à leur petit pouvoir bonapartiste.

Trahis par le PCF et la LCR, faut-il maintenant se soumettre à l’irresponsabilité du Collectifs national ?

Nous approchons d’une échéance décisive, reculée de jour en jour depuis le 10 décembre :

Espoir ou désespoir ?

Bientôt 20 000 personnes s’expriment pour l’espoir à travers l’appel à la candidature de J. Bové.

Inutile de chercher des faux-fuyants sur la virgule mal placée dans le texte, sur le style qui n’irait pas…

On ne parlera utilement de la suite que si nous ne ratons pas la première échéance qui se présente : l’élection présidentielle. Elle ne se présente pas comme nous l’avions imaginée ? Adaptons nous, limitons la casse occasionnée par le sectarisme partidaire, ne commençons pas par baisser les bras, il n’y a plus 50 solutions !

M. Gourdol (Collectif de Septèmes 13240)

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