COMMUNIQUE COMMUN DU MARS ET DE LA GAUCHE REPUBLICAINE  SUR LA CONDAMNATION DE JOSE BOVE

 NON A LA REPRESSION DU MOUVEMENT SYNDICAL

 

Le Mars et la Gauche Républicaine expriment leur solidarité avec José Bové que la "justice" française veut envoyer 4 mois en prison pour un arrachage de maïs OGM en 2004 ! La gravité de cette peine, hors de proportion avec l'acte commis, démontre deux choses. La première : on ne badine pas dans ce pays avec les OGM  ni avec les intérêts des firmes agro-alimentaires dominantes.  La seconde, qui devrait concerner tout les citoyens attachés aux libertés syndicales (quelles que soient par ailleurs leurs opinions sur les OGM), confirme l'aggravation de la répression qui touche le mouvement social et syndical. Cette sentence rappelle en effet les projets de restriction du droit de grève au nom du "service minimum" mais aussi les lourdes condamnations qui avaient touché des jeunes militants après les manifestations anti-CPE. Dans tous les cas il s'agit d'intimider ceux qui ne se résolvent pas à l'ordre libéral. Nous exigeons le maintien en liberté de José Bové !
 
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DECLARATION DE MARIE-GEORGES BUFFET

*Condamnation de José Bové :*

« Un signe de très mauvaise santé pour notre démocratie"

de Marie-George Buffet candidate de la gauche populaire et antilibérale

La Cour de cassation a confirmé aujourd’hui la condamnation de José Bové.

Je m’élève contre cette décision qui criminalise l’action syndicale. Alors que la France aurait besoin d’un grand débat citoyen sur la question des OGM et de la sécurité sanitaire, cette condamnation revient à trancher dans un tribunal ce qui relève de la démocratie. C’est totalement inacceptable.

Cette décision condamne un homme pour son action syndicale, c’est un signe de très mauvaise santé pour notre démocratie doublé de l’échec du gouvernement dans la construction d’une confrontation publique, digne et sérieuse. Je suis extrêmement préoccupée par ces méthodes et par ce mutisme.

Pour ma part, je propose un moratoire sur la culture d’OGM en plein champs, un débat public citoyen ainsi que la poursuite de la recherche publique. La place de José n’est pas en prison. Elle est dans le débat public pour que, tous ensemble nous fassions progresser notre société sur une question encore trop souvent occultée.

Paris, le 7 février 2007

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