LE MONDE | 13.03.07 | 15h43  •  Mis à jour le 13.03.07 | 15h43

Une quinzaine d'élus communistes ont apporté, mardi 13 mars, leur parrainage à José Bové. Si certains s'étaient lancés un premier temps dans la campagne du leader altermondialiste, beaucoup étaient restés sur leur réserve. Déçus qu'une candidature unitaire antilibérale ait échoué, méfiants à l'égard d'un candidat jugé peu sûr et tiraillés par leur fidélité au parti, ils avaient préféré jusqu'alors se mettre en retrait. Et attendaient de voir qui, de Besancenot ou de Bové, aurait le plus de chances de récolter les 500 signatures d'élus.

 

L'approche de la date de dépôt des parrainages officiels et le risque de voir le candidat paysan ne pas pouvoir se présenter ont suscité l'inquiétude. Les députés de Seine-Saint-Denis Patrick Braouezec et François Asensi, le sénateur Robert Bret, le conseiller régional Jean Brafman ainsi que plusieurs élus locaux des Bouches-du-Rhône se sont décidés les premiers à le parrainer. D'autres ont suivi, comme les conseillers généraux de Seine-Saint-Denis Pierre Laporte, Roland Kerrest et Florence Haye ou Patrice Leclerc, conseiller général des Hauts-de-Seine en congé de parti.

Un appel lancé le 9 mars aux élus afin qu'ils donnent leur parrainage à Olivier Besancenot ou José Bové a semble-t-il levé les dernières hésitations. La députée Jacqueline Fraysse et le maire de Nanterre, Patrick Jarry, ont annoncé mardi leur parrainage. Même chose pour la conseillère de Paris Catherine Gégout et la sénatrice de la Loire Josiane Mathon. "Ce n'est pas encore gagné, mais on sent qu'on peut y arriver", souffle Jacques Perreux, directeur de campagne de Bové.

Sylvia Zappi

Article paru dans l'édition du 14.03.07.

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