LE MONDE | 04.04.07 | 15h10  •  Mis à jour le 04.04.07 | 15h10
Convaincu qu'entre le monde rural et les quartiers populaires, "la réalité sociale est la même", José Bové    bov__vitry parcourt les banlieues pour dénoncer "une France coupée en deux". Les 23 et 24 mars, il était à Mantes-la-Jolie (Yvelines) où il avait "décentralisé" son QG de campagne. Le 2 avril, il s'est rendu à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), le 3 à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) puis à Garges-lès-Gonesse (Val-d'Oise). Les proches du candidat à la présidentielle assurent que leur champion "fait un tabac dans les quartiers populaires", notamment auprès des jeunes.

 

Lundi soir, dans un gymnase de Vitry, ils étaient 400 à être venus l'écouter. Le candidat altermondialiste y a expliqué que "c'est la même aspiration au droit à la dignité qui anime les solidarités dans les quartiers que dans les campagnes". Le Larzac n'est pas Vitry mais "pour les jeunes, ici et là-bas, l'avenir c'est le chômage", martèle-t-il.

"Il est plus proche de la banlieue que le reste de la gauche", remarque Boubacar N'Diaye, 32 ans. Plus loin, Ahmed Elabed, 25 ans, dit sa "confiance" d'avoir trouvé un candidat qui "parle des inégalités et des discriminations". "C'est fou, il y a des jeunes des cités dans un meeting", s'émerveille Renaud Pasquarelli, ex-communiste qui assure que "c'est la première fois qu'(il) voit ça à Vitry".

"Il y a quelque chose qui se passe dans les quartiers et je suis certain que le vote Bové sera plus important qu'on ne l'imagine", veut croire le député (PCF) Patrick Braouezec, un de ses porte-parole.

Sylvia Zappi

Article paru dans l'édition du 05.04.07.
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