Malgré leurs divisions sur la présidentielle, les collectifs antilibéraux laissent 125 propositions au coeur de la campagne. «Libération»  (29 décembre 06) en a soumis cinq au Parti socialiste.

Par Florent LATRIVE, Christian LOSSON
Fin d'année en forme de gueule de bois pour les collectifs antilibéraux. L'éclatement du front commun né à la gauche de la gauche après le non au référendum sur le traité de Constitution européenne laisse le champ libre à Marie-George Buffet, secrétaire générale du PCF, qui a décidé de se lancer seule dans la bataille présidentielle.  Que restera-t-il de cette dynamique dynamitée? Les 125 propositions du «projet de programme», sorte «de patrimoine commun précieux pour ouvrir demain une nouvelle perspective à gauche,ne peuvent être bradées», assure désormais le collectif national.
De nombreuses thématiques n'ont finalement pas été développées, faute de consensus (comme l'agriculture) ou demeurent inabouties (comme les passages relatifs à la mondialisation, au développement ou aux logiciels libres). Reste néanmoins ce que le syndicaliste Christophe Aguiton appelle «une boîte à outils», dans laquelle «tous les collectifs peuvent piocher». A commencer par un socle d'idées économiques.

Libération a donc décidé d'en évoquer cinq. Et, faute de dialogue possible entre le PCF et les collectifs antilibéraux, de les soumettre à deux économistes du Parti socialiste : Jacques Généreux, conseiller de Laurent Fabius, et Eric Besson, député de la Drôme et secrétaire national à l'économie et à la fiscalité. Yves Salesse, président de la Fondation Copernic et ex-candidat à la candidature antilibérale, l'une des chevilles ouvrières des 125 propositions, répond de son côté aux réponses du PS.

Si, sur le fond, peu de choses divergent, entre la gauche radicale et la gauche socialiste, les méthodes pour y parvenir ne font pas consensus. Petit aperçu des débats qui, à gauche, ne manqueront pas de resurgir pendant la campagne présidentielle.

(1) www.alternativeagauche2007.org